Le "Dessous des cartes" consacre des émissions aux questions de sécurité et de défense

Une ressource à consulter sur le site arte-vod : quelques numéros récents de l’émission « Le dessous des cartes », présentée par Jean-Christophe Victor, autour des thématiques de défense et de sécurité.


Le monde après la chute du Mur.

Le premier numéro de cette série réalisée pour l’anniversaire de la chute du Mur de Berlin revient sur la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les origines de la guerre froide, la division de l’Allemagne en 1949, et la géographie de l’Allemagne réunifiée. Les problématiques de défense à l’échelle européenne (conséquences géopolitiques de l’éclatement du bloc soviétique, intégration de l’Allemagne unifiée dans l’OTAN) sont abordées dans le deuxième volet. Jean-Christophe Victor montre également comment le continent européen s’est retrouvé pris entre deux dynamiques contraires aux lendemains de 1989 : volonté d’intégration des anciennes démocraties populaires dans l’Union, et montée des nationalismes et des mouvements séparatistes au sein de ces mêmes États. Dans le troisième volet, consacré au monde depuis 1989, est développée une analyse de la situation sécuritaire, résumée par une question simple : « Notre monde est-il plus sûr qu’en 1989 ? ». Les cartes illustrent le déclin des conflits en général et des conflits inter-étatiques en particulier, l’émergence des conflits de basse intensité, et l’absence d’effet du terrorisme sur la stabilité des sociétés visées par celui-ci.
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Le nucléaire militaire.

2 émissions : « État des lieux » et « Le nouvel âge du nucléaire militaire ».

Qui détient des armes nucléaires aujourd’hui et en quelle quantité ? Quel est le sens de la dissuasion nucléaire dans un monde qui n’est plus bipolaire ? Aux cinq puissances nucléaires « officielles » (ayant obtenu et testé la bombe nucléaire avant l’entrée en vigueur du traité de non-prolifération), il faut aujourd’hui ajouter les États du « seuil » (Inde, Pakistan, Israël) et les États « proliférants » (c’est à dire ayant signé le T.N.P. tout en étant candidat à l’obtention de ces armes : Corée du Nord et Iran). Les stocks ayant considérablement baissé depuis la fin de la guerre froide, l’enjeu principal aujourd’hui est celui de la prolifération (prolifération réelle, malgré les multiples traités dénucléarisant diverses régions du monde : Amérique centrale et du sud, Afrique, Antarctique, Asie du sud-est et pacifique). Jean-Christophe Victor passe en revue chacun des États proliférants, expliquant les origines de l’armement ou de la volonté d’obtenir la bombe (du programme secret israëlien au réseau Khan pour le Pakistan et la Corée du Nord) et analysant les réactions de la communauté internationale face à ceux-ci. Dernier point, le plus délicat à cartographier : le rôle des acteurs non-étatiques dans cette prolifération, qui remettent en cause de manière radicale le principe de la dissuasion.
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[Les bombes à sous-munitions.

Les bombes à sous-munitions, de par le « taux d’échec » incompressible qui accompagne leur largage, ont la faculté de prolonger la guerre après la guerre. Cette émission est l’occasion de questionner non seulement la légitimité de ces armes au regard du droit international (Processus d’Ottawa et Convention de Genêve), mais aussi et plus simplement, l’efficacité de celles-ci sur le terrain (avec le cas du Kosovo en 1999, où les zones de largages sont devenues interdites aux manœuvres pour les armées alliées). Le Traité d’Oslo, qui prévoit l’interdiction de la production et de l’utilisation des bombes à sous-munitions, la destruction des stocks et la dépollution des zones bombardées, est signé et ratifié par 21 pays à la fin de l’année 2009, mais pas par les grands pays producteurs que sont la Chine, les États-Unis et la Russie.

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